Menu principal:

Recherche

Catégories

Archives

Les mercuriens II : les victimes du mercure dentaire ont la parole

Comme elle l’avait promis, la journaliste Inès Léraud, dans le second volet de son émission radio, donne la parole aux intoxiqués de l’amalgame dentaire, ceux qu’elle appelle les mercuriens.

Ce qui frappe dans les témoignages, parfois poignants, de ces victimes de l’amalgame dentaire, c’est l’incroyable déni dont ils sont l’objet de la part des pouvoirs publics et des autorités sanitaires. On retiendra particulièrement le témoignage de Claire Sarthout dont le père est décédé à l’issue d’un calvaire de deux ans. Suite à des travaux dentaires ayant fait coexister sans la moindre précaution ni discernement des amalgames dentaires avec des couronnes en or, cet homme de 57 ans est pris de tremblements des bras qui gagnent tout le haut du corps et conduisent à une dégradation extrême de son état général. On ne peut qu’être atterré devant le déni du neurologue qui rejette en bloc toute implication possible d’une intoxication au mercure, dont la neurotoxicité, même à faibles doses, est pourtant aujourd’hui démontrée, et ne peut croire que de “simples travaux dentaires” puissent être la cause de tels symptômes.

On ne peut qu’admirer le courage et l’obstination des familles et des patients dont certains ont décidés de porter plainte. On est également effaré d’apprendre qu’en justice, c’est aux victimes d’apporter la preuve d’un lien de causalité entre le mercure des amalgames dentaires et leur état de santé. C’est le monde à l’envers puisque de leur côté, les fabricants d’amalgame n’ont pas à faire la preuve de l’innocuité du matériau qu’ils commercialisent, matériau pourtant destiné à être posé en bouche et à y séjourner de longues années.

Cette incohérence n’est d’ailleurs pas propre aux amalgames mais incluent tous les produits et matériaux que le dentiste pose en bouche. Contrairement aux médicaments, ces matériaux considérés comme des dispositifs médicaux sont dispensés d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). C’est ainsi que les laboratoires, fabricants d’amalgame en tête, peuvent commercialiser leurs produits en dépit de nombreuses études attestant leur nocivité*.

* Pour connaître ces produits toxiques employés en dentisterie, voir le Pratikadent, rubrique Toxicité.

Conditions pour écouter ou télécharger l’émission: site Holodent

Une troisième émission est en préparation. Pour y participer, un répondeur recueille vos témoignages.