Implants dentaires : santé ou business ?
Avec des taux de croissance phénoménaux, le marché des implants dentaire est l’un des plus lucratifs. Ainsi l’entreprise suédoise Nobel Biocare, numéro un du secteur, a vu son chiffre d’affaire croître de près de 25% depuis les années 2000. Même si, crise oblige, son chiffre d’affaire a reculé de 10 % ces derniers mois, il devrait tout de même atteindre les 450 millions de francs, soit un peu plus de 300 millions d’euros. Autre leader du secteur, la firme bâloise Straumann développe un chiffre d’affaires qui s’élève à 384 millions de francs suisses.
En dépit de la crise qui a mis un coup d’arrêt à la croissance, le marché des implants dentaires est considéré comme très porteur. Implants dentaires : santé ou business ? On peut donc se poser la question, sachant qu’avec plus de 250 millions de personnes affligées d’édentation partielle ou totale, rien qu’en occident, les implantologues ont de beaux jours devant eux.
Sachant qu’aujourd’hui, les implants dentaires ne sont employés que dans 10 à 15 % des traitements, Les fabricants ont tout lieu de garder le sourire puisqu’ils tablent sur une croissance à deux chiffres dès que la conjoncture sera meilleure.
Vu le poids économique de ce marché, on comprend que les fabricants d’implants dentaires aient à cœur de présenter le titane comme le matériau idéal et d’une biocompatibilité totale. Leur communication marketing est si efficace qu’ils sont parvenus à convaincre les implantologues qui jurent, la main sur le cœur, qu’aucune allergie au titane ne peut exister. Quant aux patients, ils ne demandent qu’à croire ce discours rassurant qui s’appuie davantage sur des impératifs marketing que sur une réalité scientifique.
En effet, de nombreuses études ont apporté la preuve de la réalité d’une allergie ou intolérance au titane. Il faut savoir cependant qu’aucune Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) ne valide la commercialisation des implants en titane, comme c’est le cas pour les médicaments.Les fabricants ne sont donc pas obligés d’informer sur les risques, pourtant prouvés, liés à ce matériau. Ils usent et abusent de cette licence en communiquant largement autour de la “totale biocompatibilité” du titane, ce qui n’est ni plus ni moins qu’une allégation mensongère. Sur internet, de nombreux sites de santé reprennent l’information. “Le titane est parfaitement biocompatible” peut-on lire un peu partout.
Il n’est guère qu’holodent pour dénoncer le problème. De leur côté, les patients ne font que rarement le lien entre l’implant en titane qu’on leur a posé et les troubles ou altération de la santé apparus postérieurement (fatigue, insomnie, troubles neuro-musculaires, allergies, etc.).
Avec la crise, de nombreux traitements sont ajournés. Au lieu d’extraire et de poser des implants, les dentistes reviennent aux anciennes méthodes et préfèrent désormais proposer couronnes ou bridges plutôt que d’adresser les patients à l’implantologue. Ainsi, du fait de la récession, des patients pourraient bien, sans le savoir, passer à côté de la catastrophe en s’épargnant des suites invalidantes dues aux implants dentaires en titane. Comme quoi, la crise a quelque fois du bon.
Comment savoir si on est allergique ou intolérant au titane
Vus les risques, le minimum est de faire un test Melisa avant implantation. Le test peut être fait après. Il faut dans ce cas déposer les implants.
Tout savoir sur les risques liés aux implants et les alternatives aux implants en titane : le Pratikadent, rubrique Implant
Publié le 14 octobre 2009 dans la catégorie Actualité.
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