Recherche  -  Connaître Lasanté - Agenda   


Dossiers

LGG ET PROBIOTIQUES

Un probiotique est défini comme un complément alimentaire microbien vivant qui apporte un bénéfice à l’organisme hôte en améliorant son équilibre microbien intestinal. 

Les critères permettant de définir un probiotique sont les suivants : 
- la souche doit être d’origine humaine ;
- elle doit posséder une sécurité d’emploi lors de l’utilisation chez l’homme et être stable dans l’acide et la bile
- elle doit adhérer à la muqueuse intestinale et produire des composés anti-microbiens.

Les lactobacilles constituent pour partie la flore intestinale qui est indispensable au bon déroulement de la fonction digestive et à une bonne absorption des éléments nutritifs. Cette flore de fermentation protectrice tapisse les parois de l’intestin et joue deux rôles importants : elle empêche les bactéries délétères apportées notamment par l’alimentation de proliférer et s’oppose au développement de la flore de putréfaction irritante pour le côlon et favorisée par exemple par les protéines animales. 

Les lactobacilles sont probablement les probiotiques les plus intéressants du fait de leur longue utilisation dans la fermentation des aliments et des données anciennes concernant leur sécurité d’emploi. Ils font l’objet depuis plusieurs années d’un intérêt croissant, notamment de l’industrie alimentaire. Leurs bienfaits sur la santé étant régulièrement cautionnés par des études scientifiques, la possibilité de les ajouter aux produits de consommation courante était bien tentante. D’aucuns parleront d’effet de mode, mais les études scientifiques sont là pour les contredire et prouver que les lactobacilles présentent des avantages en termes de santé. Il en existe différents types (Lactobacillus acidophilus ou Lactobacillus casei, par exemple), mais c’est le Lactobacillus GG (LGG), isolé en 1985 d’un intestin sain, qui a d’emblée été considéré comme le plus prometteur. 

LGG : 140 ÉTUDES SCIENTIFIQUES POUR DÉMONTRER SES BÉNÉFICES ET SA SÉCURITÉ D’EMPLOI.

Variante de Lactobacillus rhamnosus, LGG est une « bonne » bactérie présente à l’état naturel dans notre flore intestinale. 
LGG remplit tous les critères d’un probiotique : il est d’origine humaine, son utilisation ne pose pas de problème de sécurité d’emploi et il possède des effets bénéfiques sur la santé humaine. On sait que LGG se développe dans la bile, qu’il est relativement résistant en milieu acide puisqu’il tolère bien un milieu dont le pH peut descendre jusqu’à 3.0. Il a été montré qu’il survivait et se développait dans le tractus digestif, sans effet délétère. LGG a pour effet de :
- protéger l’intestin des agents pathogènes en produisant des substances antimicrobiennes et en empêchant certaines bactéries d’adhérer au niveau de la muqueuse intestinale ;
- favoriser le système de défense naturel de l’organisme en stimulant des réponses immunitaires spécifiques et non spécifiques (par ex. en augmentant des réponses IgA spécifiques aux Rotavirus) ;
- stabiliser la fonction barrière de la muqueuse intestinale, ce qui a pour effet de diminuer la capture des antigènes et d’améliorer ainsi la tolérance orale ;
- réguler les réactions du système immunitaire dues à une hypersensibilité à certaines protéines de l’alimentation et stimule ainsi la tolérance immunitaire, réduisant les réponses allergiques ;
- diminuer la réponse inflammatoire intestinale face à des agressions.

RÔLE DE LGG CONTRE LA DERMATITE ATOPIQUE (DA)

Les antigènes alimentaires représentent un facteur pathogène important dans la dermatite atopique de la petite enfance. Chez les nourrissons atteints de dermatite atopique, les études montrent en parallèle une incidence d’allergie aux protéines de lait de vache de 50 à 60%. LGG a été utilisé avec succès dans la prise en charge diététique de la DA et de l’allergie aux protéines de lait de vache chez les nourrissons. En effet, LGG limite l’hypersensibilité et l’inflammation intestinale chez les enfants atteints de dermatite allergique et d’allergie alimentaire ; il semble également qu’il favorise les mécanismes de barrière endogène chez les petits patients atopiques, ce qui les protège davantage contre les infections bactériennes. 
Enfin, par son action immuno-modulatrice, le LGG améliore dès lors les symptômes cutanés chez les nourrissons atteints de dermatite atopique et d’allergie au lait de vache, mais est aussi efficace en termes de prévention de l’eczéma atopique chez les enfants à haut risque. (1 et 2)
Ainsi, une étude parue dans le Lancet en 2001 (1) confirme la sécurité du LGG, même chez les nourrissons, ainsi que son efficacité dans le traitement de l’inflammation allergique et dans la lutte contre les allergies alimentaires. Cette étude a rassemblé des femmes enceintes à haut risque d’avoir des enfants souffrant d’eczéma, c’est-à-dire essentiellement des femmes qui connaissaient des allergies atopiques ou dont la famille proche, le conjoint ou la famille du conjoint souffraient d’eczéma. Elles ont été séparées en deux groupes : les femmes du premier groupe ont reçu un supplément de LGG chaque jour, dans les 2 à 4 semaines qui précédaient l’accouchement, puis, après l’accouchement, le LGG était administré soit aux mères qui allaitaient, soit directement à leur bébé pendant six mois. Les femmes du second groupe ont reçu un placebo pendant la même période. Tous ces enfants ont été suivis régulièrement jusqu’à l’âge de deux ans. Résultat : 23% des enfants sous lactobacillus ont souffert d’eczéma contre environ 46% des enfants sous placebo, soit une réduction de moitié !

(1) Kalliomäki M et al, Probiotics in primary prevention of atopic disease : a randomised placebo-controlled trial : Lancet 2001 ; 357 : 1076-107
(2) Majama H et al: A novel approach in the management of food allergy. J Allergy Clin Immunol 1997; 99: 179-185



A lire également: Allergie et dermatite atopique

 

A signaler pour les petits: NUTRAMIGEN 2 LGG : UNE EXCLUSIVITÉ SUR LE MARCHÉ DES FORMULES HYPOALLERGENIQUES

Nutramigen 2 LGG :  formule de "lait infantile" qui a inclu le LGG dans sa composition, grâce à l’exclusivité conclue avec le laboratoire qui en a le brevet. Désormais, les bébés allergiques de plus de 4 mois pourront bénéficier d’un Nutramigen deuxième âge totalement adapté et continuer à profiter de ses bienfaits tant en traitement qu’en prévention des allergies à la protéine de lait et de la dermatite atopique.  

Dernière modification 07/11/2005  Contact