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Le brûlant  

Une nouvelle étude montre que le brûlant n’affecte pas que les habitudes alimentaires, mais nuit également gravement aux performances de travail et sexuelles.

Le reflux gastro-oesophagien est devenu un véritable problème de santé publique. Pas moins de 28% de la population belge de plus de 15 ans souffrent de brûlant, symptôme typique de reflux.

Or la plupart de ces patients ne sont pas traités . 

Pourtant une récente étude montre que cette pathologie occasionne des douleurs qui altèrent à différents niveaux la qualité de vie – jour et nuit !

Ce 21 octobre 2002, lors du congrès du United European Gastroenterology Week (UEGW) à Genève, les résultats d’une nouvelle étude internationale sur plus de 800 patients souffrant du reflux gastro-oesophagien – qui provoque le brûlant - révèle le véritable impact de cette pathologie sur la qualité de vie. Et ces résultats sont surprenants : s’il était évident que le reflux altère les habitudes alimentaires des patients (nourriture et boisson), cette nouvelle enquête montre qu’il affecte également de façon négative d’autres niveaux, à savoir la performance au travail, les relations sociales et les activités sexuelles.

Selon le professeur Jones, porte-parole de la European Society for Primary Care in Gastroenterology (ESPCG), les résultats de cette étude montrent que le brûlant est plus qu’une simple gêne pour de nombreuses personnes car il altère gravement leur vie – de jour comme de nuit – à des niveaux différents, tant dans leur travail que dans leurs relations inter-personnelles.

Pas ce soir, j’ai du brûlant…
Selon l’enquête, 4 patients sur 10 éprouvent des problèmes pour s’endormir, et 1 patient sur 10 voit leur relation sexuelle altérée par le brûlant. Quand on sait que le brûlant affecte plus de 28% de Belges, ce sont donc plusieurs milliers de belges qui doivent mettre leur vie sexuelle de côté à cause du brûlant.

Altération de la performance au travail
Plus de la moitié des patients interrogés déclarent que le brûlant affecte leur vie professionnelle. Le manque de sommeil et une réduction des niveaux d’énergie ont un impact sur la qualité du travail de ces patients, a déclaré le Professeur Cary Cooper du département « Organisation, Psychology and Health » à l’University of Manchester Institute of Science and Technology (UMIST). 

Relations sociales contrariées
Selon l’étude, des activités quotidiennes telles que sortir boire un verre ou aller dîner avec des amis prennent une toute autre dimension et de nombreux patients souffrent de devoir limiter leurs liens sociaux et d’éviter ainsi ce genre de situation. Près de 2 patients sur 3 ont déclaré que la maladie altère leurs habitudes alimentaires et pour près d’1 patient sur 3, le reflux altère également leur consommation d’alcool.

Améliorer l’éducation du patient 
L’enquête révèle également que l’attitude des patients provoque des souffrances inutiles, en ne consultant pas de médecin. Et dans certains cas, le reflux peut dégénérer en pathologies beaucoup plus graves, comme l’oesophagite. Plus de 50% des patients ne pensent recourir à un médecin seulement lorsque les symptômes deviennent insupportables. 
La bonne nouvelle de l’étude : plus de 90% des patients ont senti que leur qualité de vie avait été améliorée par le traitement.
Il n’y a donc aucune raison de souffrir inutilement quand des traitements efficaces sont à disposition des patients, telle est le leçon de cette étude. 

Selon l’enquête, 4 patients sur 5 pensent que les conséquences du reflux peuvent être diminuées en adaptant son alimentation et en adoptant une vie plus saine. C’est une idée reçue à combattre, car les guidelines internationales du traitement des maladies de reflux (international reflux disease treatment guidelines), sont unanimes : cette stratégie n’est pas efficace. Les Genval Guidelines3, tel est leur nom, recommandent clairement d’adopter dès le départ le traitement le plus efficace pour ensuite diminuer l’intensité de la thérapie afin de contrôler les symptômes. 

Le Professeur Jones conclut: “L’objectif du traitement du brûlant est d’éliminer les symptômes pour bénéficier d’une vie normale, exempte de douleurs. Les traitement, dont les médicaments sous prescriptions tels les derniers inhibiteurs de la pompe à proton – dont le plus récent est le Nexium - parviennent à libérer les patients de ces souffrances quotidiennes, à assurer le contrôle des symptômes qui affectent tant le bien-être physique et émotionnel de ces patients. »

Cette nouvelle étude a été réalisée auprès de plus de 200 practiciens et plus de 800 patients dans le monde entier via des interviews face-à-face et téléphoniques. 

Déjà en 1999, le comité scientifique de gastro-entérologie, réunissant des représentants des différents centres universitaires belges, était arrivé à des conclusions qui vont dans le même sens : "Si un belge sur 4* souffre de brûlant ne fût ce qu'occasionnel (15 % d'entre eux en souffrent quotidiennement) seule 1 personne sur 2 consulte un médecin à ce sujet. Or, 77% de ces "refluxeurs" disent subir une altération significative de leur qualité de vie que ce soit au niveau familial, social, loisirs ou vie professionnelle," commente le Prof. Deltenre, chef de service de gastro-entérologie honoraire, du centre hospitalier universitaire Brugmann à Bruxelles. "C'est ce qui nous a poussé, en 2002 à lancer une vaste campagne de sensibilisation à ce sujet en Belgique."


Pour plus d’informations, consultez l’adresse suivante: www.brulant.be  

* Enquête réalisée par INRA, institut de sondage, auprès d'un échantillon de 2000 personnes, représentatif de la population belge des 15 ans et +.


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Dernière modification 07/11/2005   Contact