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La chirurgie réfractive 

 

Depuis les tout débuts de la science en général, et de la médecine et l’anatomie en particulier, le fonctionnement de l’œil a fasciné. De tous temps, l’homme a tenté de percer les secrets de l’optique et de découvrir ainsi le fonctionnement de l’œil et les principes optiques sous-jacents. De plus, les scientifiques ont trouvé des moyens de plus en plus ingénieux pour améliorer la vision. 

Pupil = pupille
Brandpunt = foyer
Lichtstralen = faisceaux lumineux
Hoornvlies = cornée
Lens = cristallin
Netvlies = rétine

L’ophtalmologie et l’optique n’ont cessé de se développer au cours des derniers siècles et décennies, et ce développement se poursuit encore aujourd’hui. 

Devant les lacunes et les imperfections des lunettes et des lentilles de contact, les ophtalmologues (oculistes) se sont mis en quête de nouvelles méthodes, plus efficaces, pour améliorer la vision. La dernière étape en date de cette évolution consiste à modifier directement l’œil, c’est-à-dire à agir directement sur la cause de la déficience visuelle.

Avant l’avènement des ordinateurs et des rayons laser, les médecins disposaient principalement de leur scalpel, de gestes sûrs et précis, d’un bagage médical et, dans certains cas, de certains talents d’ingénieur. L’idée de base était qu’en modifiant la forme de la cornée (couche supérieure transparente au sommet de l’œil), il serait possible d’améliorer de manière permanente la vision du patient. La première méthode mise au point est la kératotomie radiaire (KR).

Kératotomie radiaire

A. Méthode

La kératotomie radiaire est généralement décrite comme une intervention chirurgicale permettant de corriger la myopie (mauvaise vision de loin) en modifiant la courbure de la cornée à hauteur de la pupille. Pour cela, le chirurgien pratique plusieurs incisions profondes en étoile dans la cornée. Les incisions ont pour objectif d’aplatir la partie centrale de la cornée, pour améliorer la vision du patient.

Les incisions sont pratiquées au moyen d’un scalpel au diamant calibré. Quelques tentatives d’incisions au laser ont été effectuées dans le passé, mais les résultats ne sont pas concluants.

B. Inconvénients

La technique de la kératotomie radiaire présente plusieurs inconvénients. D’abord, elle ne permet de corriger que des cas de myopie faible et moyenne. 
La KR n’est par ailleurs d’aucun secours pour les hypermétropes.


Le laser

1. Une évolution fulgurante

Depuis peu, le laser est utilisé dans le traitement des déficiences visuelles. Actuellement, les corrections réfractives ayant recours au laser gagnent très rapidement du terrain et représentent plus de 95 % du marché de la chirurgie ophtalmique. Les ophtalmologues, quant à eux, adoptent ces technologies en raison de la précision sans précédent qu’elles offrent.

2. Agrément de la FDA

Les traitements basés sur la chirurgie laser bénéficient des agréments requis. L’American Food and Drug Administration (FDA), l’une des grandes références mondiales en matière de médecine, a donné en 1995 son agrément pour l’utilisation du laser excimer en chirurgie ophtalmologique. Ce type d’appareil est spécifiquement utilisé pour les myopies légères et moyennes. Dans son agrément, la FDA a limité l’utilisation de ce type d’équipements aux ophtalmologues formés en chirurgie réfractive au laser ainsi qu’en étalonnement et fonctionnement du laser. 

À l’heure actuelle, le laser excimer est agréé pour les applications en kératectomie photoréfractive (PRK) et, depuis novembre 1998, pour la procédure LASIK (LASer In situ Keratomileusis). Les paragraphes qui suivent décrivent plus ne détail les deux technologies.


Types de traitement

A. Kératectomie photoréfractive

La PRK est une intervention généralement pratiquée sous anesthésie locale. Ce type de chirurgie réfractive modifie délicatement la courbure de la cornée en procédant à l’ablation de portions microscopiques du tissu cornéen au moyen d’un rayon ultraviolet froid commandé par ordinateur. Ce rayon est si précis qu’il permet d’inciser un cheveu humain sans qu’il ne se casse. Chaque pulsation élimine jusqu’à un millionième de millimètre en un milliardième de seconde. Le traitement ne dure que quelques secondes, et il ne faut en moyenne que trois jours pour que le patient puisse retourner à ses activités quotidiennes.

Avant l’intervention proprement dite, l’œil du patient est analysé pour déterminer l’ampleur de la déficience. Cette étape permet également de dresser une carte de la surface de l’œil. Les modifications cornéennes souhaitées sont calculées à partir de ces informations, puis introduites dans l’ordinateur.

Depuis 1995, une série limitée de systèmes laser a été agréée par la FDA pour divers problèmes réfractifs, tant en traitement PRK que LASIK.


B. LASIK

Le traitement LASIK (Laser in situ Keratomileusis) est une méthode plus complexe d’application PRK. Un traitement LASIK s’effectue avec le même type de laser que le PRK. Il convient pour toutes les formes de myopie, de même que pour la plupart des cas d’hypermétropie et d’astigmatisme. L’ophtalmologue utilise à cet effet un outil de précision appelé microkératome pour dégager un volet dans la couche supérieure de la cornée. Il peut ensuite retirer au laser une partie du tissu situé en dessous, avant de remettre le volet cornéen en place.

L’avantage du traitement à la technologie LASIK réside dans la rapidité de l’intervention, le rétablissement rapide de l’œil et de la vision (quasi-immédiate), ainsi que la diversité des applications, qu’il s’agisse de myopie, d’hypermétropie ou d’astigmatisme. Elle constitue en outre le traitement le plus sûr jamais mis au point pour les interventions ophtalmologiques. 

Dans les versions les plus récentes de cette technologie, la sécurité est encore accrue par la méthode de suivi de l’iris par laser. Le moindre mouvement de l’œil est enregistré et corrigé. Ce procédé de reconnaissance de l’iris permet d’exclure toute erreur ou confusion dans le traitement de l’œil gauche ou droit, ce qui réduit fortement le risque d’erreur humaine. De plus, un scanner enregistre les micromouvements de l’œil toutes les 6,6 millisecondes et adapte le faisceau laser, ce qui réduit au minimum la marge d’erreur.

À qui s’adresse le traitement laser ?

Une correction visuelle par chirurgie laser est indiquée dans de nombreux cas. Les traitements à base de chirurgie réfractive s’adressent aux patients :

- que les lunettes/lentilles de contact gênent dans le travail, les loisirs ou la vie privée ;
- dont la correction dioptrique est comprise entre +6.00D et –12.00D ;
- dont la vision a été stable au cours des deux dernières années ;
- dont les yeux sont sains, dont l’état de santé général est satisfaisant et qui ne prennent aucun médicament susceptible d’affecter la guérison de l’œil ;
- âgés de plus de 21 ans

Toutefois, le grand succès de l’intervention n’est pas une garantie absolue de réussite du traitement dans tous les cas. Les particularités anatomiques jouent également un rôle. 
De plus, certains groupes à risques sont exclus du traitement, notamment en fonction des critères suivants :

- âge
- profession : dans certaines branches professionnelles (par ex. l’armée ou la police), il est interdit de subir un traitement par laser. Informez-vous auprès de votre employeur
- Durée, soins et suivi : le traitement lui-même ne dure que quelques minutes, mais les examens préliminaires et consultations post-opératoires demanderont du temps et de l’implication de la part du patient. Généralement limités à trois mois, les rendez-vous post-opératoires peuvent cependant se prolonger sur 6 à 12 mois dans certains cas.

FAQ – la chirurgie réfractive au laser

Est-ce douloureux ?

L’intervention est quasiment indolore étant donné que l’œil et la cornée sont anesthésiés localement à l’aide d’un collyre. Une fois les effets de l’anesthésie dissipés, certains patients peuvent ressentir une gêne. Toutefois, les irritations sont toujours très limitées et disparaissent souvent spontanément en quelques heures. Le patient peut présenter une sensibilité accrue à la lumière pendant quelques heures.

Quand le patient peut-il reprendre le travail ?

La plupart des patients retournent travailler entre un et trois jours après l’intervention et reprennent généralement leurs activités quotidiennes dès le lendemain.

Combien de temps dure le traitement ?

Le traitement au laser dure généralement de 15 à 40 secondes, selon l’ampleur de la correction. Très souvent, le patient est capable de prendre lui-même le volant pour rentrer chez lui après l’intervention.

La correction est-elle permanente ?

Selon des statistiques à l’échelle mondiale, le résultat de l’intervention est de nature permanente. 

Y a-t-il des choses à ne pas faire après le traitement ?

Juste après l’opération, il est interdit de se frotter les yeux. Dans toutes les autres situations, les patients peuvent reprendre leurs activités quotidiennes pour autant qu’ils respectent les ordres du médecin (par ex. pour la natation).

Que se passe-t-il si l’on bouge la tête ou que l’on détourne le regard pendant l’opération ?

Une technique de contrôle intégré suit les moindres mouvements de l’œil et adapte le rayon laser, garantissant ainsi la précision de l’intervention. 

Quels sont les risques de la chirurgie laser ?

Les risques énumérés ci-dessous concernent à la fois la technologie PRK et LASIK. Le risque de lésion à l’œil est minime et il n’existe aucun cas avéré de cécité avec ces deux procédés.

Infection et retard de guérison
Il existe 0,1 % de risque que l’œil soit endommagé à la suite d’une intervention PRK ; ce risque est encore plus restreint avec la technologie LASIK. En général, cela signifie un retard de guérison, toutefois sans effets secondaires à long terme.

Correction insuffisante ou excessive
Il n’est pas possible de prédire exactement comment l’œil va réagir à la chirurgie laser. Il se peut donc que le patient doive encore porter des lentilles pour atteindre une acuité visuelle correcte. Dans certains cas, une seconde opération est envisageable pour améliorer le résultat.

Effet de voile sur la cornée
L’apparition d’un voile sur la cornée est une étape fréquente du processus de cicatrisation. Souvent, cela n’a que peu ou pas de conséquences pour le patient et le voile n’est détecté qu’à l’examen microscopique. Dans les rares cas où ce phénomène se produirait, une seconde opération peut être pratiquée pour résoudre le problème. Le risque de survenance est nettement plus faible dans le traitement LASIK que dans le traitement PRK.

Régression
Chez certains patients, les résultats de l’intervention s’estompent progressivement. Ici aussi, un traitement supplémentaire peut apporter un soulagement. 

Dernière modification 07/11/2005   Contact