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L’hépatite C, méconnue pour plus d’un Belge sur deux 

Or l’hépatite C peut être dépistée et traitée 

Un récent sondage révèle la nécessité d'accroître la sensibilisation du public et de mieux l'informer sur l'hépatite C, maladie transmissible par le sang 20 fois plus fréquente que le SIDA 

Bruxelles, le 10 février 2004 – Plus d’1 Belge sur 2 ne connaît pas l’hépatite C et la grande majorité sous-estime sa fréquence. 45% des Belges pensent qu’il existe un vaccin pour éradiquer le virus et 6 Belges sur 10 ignorent que l’on peut en guérir. Intuitivement conscients de la gravité du virus, ils n’en connaissent ni les modes de transmission ni les comportements à risque. Tels sont les résultats de la récente enquête intitulée BE CMART ! menée par l’INRA à la demande de Schering-Plough – leader dans le traitement de l’hépatite C. Cette enquête vise à évaluer la connaissance et les perceptions des Belges à l’égard d’une épidémie visiblement trop silencieuse dans notre pays. 

L’hépatite C, une réalité ignorée qui se propage 
Selon l’enquête, plus d’un Belge sur deux méconnaissent l’hépatite C et la grande majorité ignore ou sous-estime sa prévalence ; seuls 12% l’estiment à 1/100. Dans le monde, 170 millions de personnes sont contaminées par le virus de l'hépatite C. En Belgique, 80.000 à 100.000 Belges sont porteurs du virus de l’hépatite C (VHC), maladie sérieuse qui non traitée peut évoluer vers la cirrhose et le cancer du foie. Plus de 50% de ces personnes contaminées l’ignorent, et maintiennent le risque de nouvelles contaminations. 

Un virus pour lequel il n’existe pas de vaccin préventif mais qui se soigne 
L’enquête révèle que 45% des Belges pensent qu’il existe un vaccin permettant de prévenir l’hépatite C. Or malheureusement, contrairement à l’hépatite A et B, aucun vaccin n’a encore été développé pour éradiquer le virus. Un Belge sur 6 ignore que l’on peut en guérir. Depuis deux ans, un traitement efficace est disponible et remboursé en Belgique. 

Méconnue mais perçue comme une maladie grave 
72% des Belges perçoivent l’hépatite C comme une maladie très et moyennement grave. Par contre, 6 Belges sur 10 ignorent le mode de transmission du VHC. L'hépatite C ne se transmet pas par la salive ni par les contacts physiques. Le virus de l'hépatite C se transmet principalement par le contact direct avec du sang ou des produits sanguins contaminés. 

De même, les Belges ne connaissent pas les individus à risque ; près d’1 Belge sur 2 pense que tout le monde est concerné et 1 Belge sur 3 déclare n’en avoir aucune idée. Aujourd’hui, on estime qu’il y a 3 grands groupes de personnes à risque bien identifiés : les transfusés avant 1991 (ainsi les personnes qui ont subi une intervention chirurgicale lourde ou un accouchement par césarienne avant cette date), les usagers de drogue (y compris les personnes qui ont partagé ne serait-ce qu’une seule fois une seringue, il y a longtemps) et enfin ceux qui ont un tatouage ou un piercing. 

Nécessité de campagnes d’information et de sensibilisation 
Informés de la gravité et de la fréquence de l’hépatite C, 89% des Belges pensent que le gouvernement devrait lancer des campagnes de dépistage et d’information, comme c’est le cas dans de nombreux autres pays occidentaux. L'hépatite C représente un problème sérieux et complexe. Les Belges doivent mieux connaître cette forme de maladie du foie, pour mieux savoir s'ils ont été exposés au virus et agir en conséquence, le cas échéant. 

Les différentes hépatites virales

Ce sont des hépatites (inflammations aiguës du foie) provoquées par un virus. 

Les 3 virus les plus fréquemment rencontrés sont les virus A, B, C, mais on a aussi identifié le virus D ou delta, le virus E et le virus G.

 

Transmission

Passage à la chronicité

Vaccin ?

Hépatite A

Fécale-orale

0%

Oui

Hépatite B

Sanguine, sexuelle, mère-enfant

Adulte : 5%

Nouveaux-nés : 90%

Oui

Hépatite C - VHC

Sanguine

80%

Non


L’hépatite C : faits et chiffres clés


Dernière modification 07/11/2005   Contact