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LA PERIDURALE EN OBSTETRIQUE




Le Centre Hospitalier Interrégional Edith Cavell (CHIREC) étant la plus grosse maternité de Belgique - près de 4000 accouchements par an dont 650 par césarienne -, profitons de l’organisation de la première édition de l’Edith Cavell Anesthesiology Symposium, qui a eu lieu ce samedi 22 novembre 2003 à l’Hôtel Astoria de Bruxelles, et de la venue du Professeur Dan Benhamou de Paris, LE « spécialiste français de la péridurale », pour souligner les nombreux avantages de l'analgésie obstétricale par péridurale.

Qu’est ce que la péridurale ?

Il existe trois types d’anesthésie : l’anesthésie générale qui provoque une perte de conscience, l’anesthésie locale qui n’endort que l’endroit opéré et l’anesthésie loco-régionale. Cette dernière est une anesthésie de conduction, c’est-à-dire que l’on introduit une quantité d’anesthésie locale au niveau de gros troncs nerveux. La plus connue est l’analgésie obstétricale par péridurale, qui supprime la douleur tout en conservant la conscience durant l’accouchement.

Actuellement, près de 90% des parturientes (les futures mères) du CHIREC accouchent sous analgésie péridurale, réalisée habituellement endéans la demi-heure de la demande.

La peur de la péridurale : exposé et réponses

Malgré tous les progrès, l'analgésie péridurale fait encore peur, de manière irraisonnée, aux futures parturientes. Pourtant cette péridurale réalisée par des anesthésistes compétents, est devenue extrêmement sûre, bien plus sûre que le risque inhérent au fait d'accoucher. La péridurale diminue même les risques liés à l'accouchement ! En effet, 10 % des accouchements s'accompagnent d'un geste chirurgical nécessitant une anesthésie (enlèvement d’un placenta, césarienne, …). La péridurale déjà en place permet dès lors d'éviter l'anesthésie générale, légèrement plus risquée en obstétrique.

Actuellement, tout accouchement difficile, où le risque de césarienne est augmenté, devrait, d'après tous les experts anesthésistes, se faire sous péridurale, même si la parturiente gère bien, seule, la douleur de son travail. La péridurale avec la mise en place d'un cathéter est une planche de salut en cas de césarienne en urgence, une injection d'anesthésique local supplémentaire peut endormir rapidement le ventre et permettre une césarienne endéans les cinq minutes, évitant ainsi l'anesthésie générale. 

Le refus de la péridurale peut s’expliquer aussi par la peur de sortir de la clinique en chaise roulante. Ce spectre de la future mère bénéficiant de la péridurale mais héritant d'une complication rarissime est tenace. Sauf anomalie – rare - de la vascularisation de la région médullaire lombaire et thoracique, la péridurale réalisée dans les mains d'un anesthésiste consciencieux reste un acte extrêmement sûr. 


Quelles péridurales pratiquons-nous à la veille de 2004 ?

Des péridurales légères. La parturiente ne souffre plus mais elle bouge les jambes, ressent de manière non douloureuse ses contractions, suit la descente de son enfant au moment de l'expulsion.

La péridurale avec pompe P.C.E.A (Patient Controlled Epidural Anesthesia) : ici, la parturiente contrôle l'analgésie péridurale à l'aide d'une pompe sophistiquée qui lui administre, à sa demande, de faibles doses d'anesthésiques locaux. Ces doses sont bien entendu programmées par l'anesthésiste.

La péridurale combinée. C'est la combinaison d'une rachi et d'une péridurale. A dilatation élevée, la rachi permet de supprimer la douleur de l'accouchement endéans les deux minutes, la péridurale prenant le relais avec une pompe de type PCEA.

La walking epidural, la péridurale ambulatoire ou déambulatoire met l'accent sur l'absence de paralysie transitoire et la faculté de se promener sous analgésie loco-régionale. La faculté de marcher est maximale. L'analgésie est vraiment minimale. Lors de l'accouchement, les sensations peuvent être plus importantes, et même légèrement gênantes lors de l'expulsion.

La majorité des parturientes souhaitent ne pas avoir mal et bénéficient donc d'une analgésie péridurale légère, certaines veulent absolument se mobiliser, marcher dans le couloir et préfèrent la « walking epidural », quitte à ressentir un peu plus la phase d'expulsion. 

N.B.: Concernant l' Edith Cavell Anesthesiology Symposium, nous vous conseillons une visite sur www.ecas.be

Mise en ligne le 25/11/2003 - Dernière modification 07/11/2005   

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