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La noyade du tout petit, un drame sous-estimé.
Avec l'aimable collaboration de l'asbl Sauve Qui Veut.
Pour les enfants de 1 à 4 ans, la noyade fait partie des risques d'accident majeur et serait même une des trois première causes de mortalité par accident domestique.
L'augmentation du nombre de piscines domestiques et de mares de jardin multiplie le nombre de noyades chez ces jeunes enfants.
Les conséquence graves de la noyade du tout-petit
Les conséquence graves de la noyade du tout-petit:
Au delà de trois minutes d'immersion, le pronostic vital est engagé (les chances de survie s'amenuisent de seconde en seconde)
Conséquences liées au manque d'oxygène:
- la destruction des cellules cérébrales s'accompagne d'un gonflement du cerveau appelé Oedème cérébral. La boîte crânienne étant rigide, il s'ensuit une compression des structures nerveuses responsables de toutes les fonctions vitales. Même après réanimation, au-delà de 3 minutes, des séquelles neurologiques importantes peuvent demeurer.
- les contractions du coeur, gros consommateur d'oxygène, vont se ralentir progressivement jusqu'à l'arrêt total (en - de 5 minutes). L'arrêt de la circulation sanguine et l'absence d'oxygénation aboutissent à un dysfonctionnement majeur de toutes les cellules du corps.
Conséquences liées à l'absorption d'eau:
- l'ingestion par le tube digestif de grandes quantités d'eau provoque une dilution rapide des sels minéraux indispensables au bon fonctionnement des cellules (hemodilution)
- l'inhalation d'eau et d'impuretés par les poumons altère gravement les alvéoles pulmonaires au point de rendre la ventilation insuffisante même après réanimation...
- Conséquences liées à l'immersion:
- la chute de la température corporelle, proportionnelle à la durée d'immersion et à la température de l'eau, protège temporairement l'organisme car elle en diminue la consommation en oxygène. MAIS, une hypothermie profonde finit également par ralentir le coeur jusqu'à l'arrêter...
Que faire concrètement pour protéger son enfant?
Précautions actives:
- équiper toujours l'enfant d'une bouée (brassards avec valves anti-retour, maillot-bouée, gilet gonflables) jusqu'à ce qu'il sache nager correctement. Attention aux bouées-sièges qui se retournent trop facilement et avec lesquels l'enfant ne peut se rétablir en position normale.
- à proximité d'un plan d'eau quelconque, en famille ou entre amis, désignez un adulte qui aura la charge de surveiller le ou les enfants, quitte à le relayer régulièrement
- retirez tout objet flottant sur l'eau; il y a toutes les chances qu'un enfant veuille aller le récupérer s'il ne rencontre pas d'obstacle.
- pour parer à toute éventualité, l'idéal est d'avoir quelques notions de secourisme: respiration artificielle et massage cardiaque. Des cours sont organisés dans tous les centres de la CROIX ROUGE.
Protections passives:
- la barrière de sécurité. Selon la législation néo-zélandaise et australienne, cette barrière doit s'élever à 1,20 m minimum et comporter un portillon avec fermeture inaccessible à l'enfant. Elle peut être soit en treillis plastifié (solution la plus économique), soit en bois, soit en fer forgé.
- le volet mécanique: cet équipement est efficace MAIS doit être remis en place chaque fois qu'on s'éloigne de la piscine, ce qui n'est pas vraiment pratique.
- d'autres systèmes existent, comme des dômes gonflables ou des alarmes avec cellule infra-rouge mais leur efficacité reste à déterminer.
- ATTENTION aux bâches isothermiques flottantes (couverture à bulles de plastique) qui, non attachées, se révèlent de véritables pièges mortels pour l'enfant tombé à l'eau!
- Pour les mares de jardin, deux solutions sont possibles: la clôture en bois rustique ou la grille immergée invisible à quelques centimètres de la surface (fer à béton).
DANS TOUS LES CAS, SORTEZ L'ENFANT DE L'EAU IMMEDIATEMENT ET ALERTEZ LE SERVICE 100 LE PLUS VITE POSSIBLE.
Si vous êtes seul, effectuez d'abord les gestes ci-dessous et appelez les secours dès que possible, DONNEZ VOTRE ADRESSE ET LES RAISONS DE L'APPEL.
Si l'enfant ne respire plus:
- couchez le sur le ventre, la tête sur le côté: appuyez fortement plusieurs fois au niveau du thorax pour évacuer l'eau de son estomac et des poumons.
- installez le ensuite sur le dos et commencez immédiatement le bouche à bouche, en pinçant le nez à chaque insuflation
- si le coeur ne bat plus, alternez le massage cardiaque c'est à dire 15 compressions au niveau du sternum puis 2 insufflations complètes à répéter SANS VOUS DECOURAGER!
Si l'enfant respire
- commencez par le coucher sur le côté pour garder ses voies respiratoires dégagées: en cas de vomissement, cette position empêchera l'obstruction des voies respiratoires
- ôtez ses vêtements mouillés, essuyez-le bien et couvrez le pour le réchauffer.
- Même si son état paraît satisfaisant, alertez le 100: l'eau qu'il a eue dans les poumons peut provoquer des complications graves, il doit être hospitalisé au moins 24 heures et subir des radios du thorax. UN ENFANT REANIME IMMEDIATEMENT ET CORRECTEMENT A 5 FOIS PLUS DE CHANCE DE SE SORTIR INDEMNE D'UNE NOYADE.
Cette asbl a été fondée en janvier 2000 par alain et Catherine GUILITTE, les parents de Victor, décédé en septembre 99 des suites d'une noyade dans la piscine d'une propriété voisine. Leur objectif est de relayer en Belgique l'action de Laurence PEROUEME, fondatrice en France, de l'association "Sauve Qui Veut".
Outre l'édition et la diffusion des informations ici présentées auprès de toutes les personnes et organismes concernés par la petite enfance, "SQV" désire promouvoir l'élaboration d'une loi réglementant la sécurité des piscines domestiques et normalisant les équipements de sécurité adéquats.
Pour de plus amples renseignements et/ou apporter votre soutien à l'action de Sauve Qui Veut, vous pouvez contacter "Sauve Qui Veut - Belgique" Avenue des Trieux 5 à 5000 NAMUR TEL: 081.74.34.44 n°compte 931-0776327-31
Dernière mise à jour : 07/11/05