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Les troubles alimentaires et les adolescents.
Après l’obésité, les troubles alimentaires constituent le troisième groupe de maladies chroniques chez les adolescents et les jeunes adultes. Ils sont 10 à 20 fois plus fréquents chez la femme que chez l’homme, et le risque est surtout grand chez les jeunes filles à partir de la puberté jusqu’au début de l’âge adulte. Les premiers symptômes apparaissent souvent entre 14 et 18 ans, parfois un peu plus tôt. Ce sont des affections moins connues au sujet desquelles il existe un grand nombre d’incompréhensions et qui sont souvent terriblement sous-estimées. En Occident, 0,5 % des adolescents souffre d’anorexie et 7% environ de boulimie.
L’anorexie se caractérise par un désir irrésistible de maigrir. Il y est question de refus de toute forme d’alimentation pour conserver un poids corporel minimal. Les patients anorexiques se reconnaissent donc à leur extrême maigreur.
La boulimie se caractérise par de la goinfrerie au cours de laquelle de grandes quantités de nourritures sont avalées en un lapse de temps très court. Parallèlement, la personne boulimique fait d’énormes efforts pour annuler les effets des crises de goinfrerie : elle essaie de se faire vomir, elle jeûne ou s’adonne à des formes extrêmes d’exercice physique.
Dans la frénésie alimentaire, contrairement à la boulimie, la personne ne fait rien pour compenser les conséquences de ses crises de goinfrerie.
Comment reconnaître les troubles alimentaires ?
Changement de comportement alimentaire
Modification du corps et de l’aspect extérieur
Altération des relations sociales avec les amis et la famille
Changement émotionnel
Modification du poids corporel : poids trop faible en cas d’anorexie et poids trop élevé en cas de boulimies.
Diabète et troubles alimentaires.
Chez les jeunes filles, les problèmes alimentaires s’accompagnent souvent de diabète. Une augmentation du poids se produit souvent lorsqu’on commence une insulinothérapie en cas de diabète. Une augmentation de poids jusqu’à trois kilos est « normale ». En fait , grâce à l’insuline , l’organisme transforme mieux les aliments et l’on gagne de ce fait du poids. D’autre part, l’insuline a un effet anabolisant. Les jeunes filles comprennent très vite qu’en réduisant ou sautant la dose d’insuline, elles maigrissent. Le fait qu’elles déclenchent ainsi une hyperglycémie ne les intéressent pas à ce moment là. La principale conséquence des problèmes alimentaires est que la glycémie se dérègle et qu’une hyperglycémie de longue durée s’installe avec un risque accru et accéléré de complications diabétiques chroniques telles que des problèmes oculaires et des troubles rénaux.
Lorsque l’on constate la survenue de troubles du comportement alimentaire, il est indispensable de demander conseil à une équipe de professionnels multidisciplinaires afin de détecter les cause de ces problèmes et de limiter le plus possible le risque de complications.
Article du "Le journal de la Pharmacie" édition Printemps 2002
Dernière modification 07/11/2005