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L'asthme

L'asthme, une maladie inflammatoire chronique touche près de 100 millions de personnes dans le monde.

Qu’est-ce que l’asthme ?

Différentes causes à l’asthme

Symptômes d’une crise d’asthme

Les différentes formes cliniques d’asthme

L’hérédité, l’asthme et les allergies

Les traitements et conseils

A lire également: Le point sur l'asthme

Une BD pour appréhender l'asthme chez l'enfant:  La revanche du Scorpion. Auteurs: Dr Luc Réfabert et Pr P. Scheinmann. Pour de plus amples information consulter notre sélection de livres et  cliquez ici

 

Qu’est-ce que l’asthme ?

L’asthme est une affection chronique caractérisée par une obstruction diffuse des voies aériennes d’ou une difficulté à respirer. Elle est due à une hyperréactivité bronchique à divers stimuli.  Chez les personnes asthmatiques, les voies aériennes réagissent à ces stimuli en se rétrécissant ou en s'obstruant car elles sont irritées, ce qui entrave la circulation de l'air. Ce rétrécissement ou cette obstruction peut entraîner le ou les symptômes suivants:

 

Différentes causes à l’asthme :

Asthme allergique (extrinsèque) : l’inhalation par exemple des pollens provoque chez les individus prédisposés la formation d’anticorps IgE par la muqueuse bronchique.  La réactions antigène-anticorps provoque dans les bronches quatre réactions : leur fermeture (c'est le bronchospasme), la transformation des bronches en "ressort" (c'est l'hyper-réactivité bronchique), un gonflement interne de la paroi des bronches (c'est l'oedème), enfin l'émission d'un mucus épais et collant.

La réaction allergique peut se manifester toute l'année ou de manière saisonnière, comme au printemps avec le rhume des foins. Elle se traduit par une rhinite, c'est à dire un écoulement nasal, le nez bouché, des éternuements souvent associés à une conjonctivite. Ou bien, par une toux, souvent annonciatrice de l'asthme, surtout lorsqu'elle survient la nuit ou à l'effort.

Asthme inflammatoire (intrinsèque) : il n’est pas d’origine allergique.  Les sujets atteints réagissent par des spasmes bronchiques et une hypersécrétion bronchique à divers stimuli comme : une infection nasale ou bronchopulmonaire, virale ou bactérienne, l’inhalation de substances irritantes, émotions, air trop chaud ou trop froid. 

Asthme médicamenteux : provoqué par l’aspirine ou d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, les bêtabloquants, la pénicilline, morphine etc..

Asthme professionnel : L’asthme allergique peut-être provoqué par de nombreuses substances présentent dans l’environnement de travail, notamment dans les industries du cuir, les brasseries, les fabriques de détergents ou d’antibiotiques et les industries du textile. Pour en savoir plus : http://www.allergienet.com/fondpublic.php3?section=public&page=asthmepro

 

Symptômes d’une crise d’asthme :

Les symptômes de l'asthme sont en relation directe avec l'obstruction et l'inflammation: oppression respiratoire, essoufflement, sifflements expiratoires, toux. Ces signes ont une valeur particulière lorsqu'ils surviennent la nuit et provoquent le réveil ou encore à l'occasion (ou juste après) des efforts.

La crise d'asthme se manifeste par des accès d'essoufflement qui s'accompagnent de sifflements respiratoires audibles par l'entourage, avec difficulté à vider l'air des poumons.

A distance d'une crise, la fréquence d'apparition des symptômes pendant la journée et la nuit, ainsi que l'examen de la fonction respiratoire au moyen d'un spiromètre vont permettre d'apprécier le degré d'obstruction des bronches et de quantifier la sévérité de l'asthme, ce qui aboutira à la sélection du traitement le plus approprié.
L'existence d'un asthme impose la recherche de facteurs prédisposants, déclenchants ou aggravants:

Les différentes formes cliniques d’asthme :

Asthme saisonnier : les crises sont rapprochées pendant une période de l’année. L’asthme allergique classique commence souvent pendant l’enfance.

Asthme intrinsèque (inflammatoire) :Les crises sont espacées, souvent déclenchées par des poussées de bronchite.  Il débute chez des sujets d’âge mûr, sans antécédents allergiques.

Asthme à dyspnée continue : il s’agit d’une forme grave observée chez des asthmatiques de longue date et évoluant vers l’insuffisance respiratoire chronique.  Elle est souvent compliquée par des quintes de toux épuisantes.

Asthme d’effort : l’effort physique, surtout dans l’asthme intrinsèque, peut déclencher des crises. La crise peut être déclenchée par l’air froid.

Asthme du nourrisson et du petit enfant et asthme de l’enfant.

L’hérédité, l’asthme et les allergies

Aujourd'hui, l'origine en partie génétique de l'asthme ne fait plus de doute. Des équipes suédoises ont montré depuis longtemps que lorsqu'un des parents est lui-même allergique, son enfant a une probabilité de 38% de le devenir ; lorsque les deux parents le sont, ce risque est de 52%. Cela dit l'allergie ou l'asthme restent des maladies dues à plusieurs facteurs.

 

Les traitements et conseils:

Les résultats les plus spectaculaires ont été obtenus dans les domaines de l'aménagement de l'environnement, avec des essais d'évitement et d'éviction des allergènes, et grâce à la possibilité nouvelle de mesurer localement et de façon précise la quantité d'allergènes.
Au vu des résultats, les médecins chercheurs estiment que la moitié des asthmes de l'enfant pourraient être ainsi évités.

Différents travaux ont montré que plus un enfant est soumis tôt aux allergènes, et de manière plus intense, plus l'allergie sera sévère, et donc plus les conséquences sur l'appareil respiratoire seront importantes.

Il est important d’hydrater le malade et de penser à humidifier l’atmosphère.  

Le premier principe du traitement est d'éviter l'exposition aux éléments dûment identifiés comme favorisants, déclenchants ou aggravants.

Les crises d'asthme se soignent avec des médicaments appelés bêta-2-mimétiques à action rapide administrés, via des aérosol-doseurs pressurisés, à fortes doses et de façon répétée. Dans bon nombre de cas ce traitement s'accompagne de la prescription de corticoïdes en comprimés ou en injection pendant une à deux semaines. En fonction de la gravité de la crise, une hospitalisation peut s'avérer nécessaire.

La survenue de crises doit être considérée comme un échec du traitement de fond, on dit aussi de maintenance, de l'asthme et doit donc amener à le réajuster une fois la crise jugulée.

Ce traitement de fond comporte en général deux types de médicaments à prendre quotidiennement sous forme inhalée, l'un qui agit sur l'inflammation (en général un corticoïde), l'autre qui agit sur le tonus des bronches (bronchodilatateur à action prolongée). Il existe désormais des associations de ces deux types de produits au sein d'un même inhalateur.

Les autres médicaments qui peuvent servir au traitement de fond sont essentiellement les antileucotriènes, les dérivés de la théophylline et les cromones. 
En règle générale, il est recommandé aux asthmatiques d'avoir sur eux un inhalateur de bêta-2-mimétique à action rapide, "pour le cas où". Le gros problème de cet inhalateur, en théorie destiné uniquement à calmer les crises, est qu'il devient souvent le seul que continuent à utiliser les malades. Le contrôle de l'asthme n'est alors plus assuré.

Le traitement de fond de l'asthme poursuit plusieurs objectifs:

Plusieurs enquêtes récentes ont malheureusement montré que nous étions loin d'atteindre tous ces objectifs. Les raisons sont multiples, mais la difficulté des asthmatiques eux-mêmes à avoir une bonne idée de leur handicap respiratoire est une cause fréquente de sous-traitement à laquelle s'ajoute la propension des asthmatiques à abandonner leur traitement de fond et tout particulièrement leur corticoïde inhalé dès qu'ils se sentent bien. 

Cette dernière constatation n'est pas particulière à l'asthme, elle se retrouve chez la majorité des malades ayant une maladie chronique dont ils ne ressentent pas perpétuellement les effets.

Le contrôle par le malade lui-même de sa fonction respiratoire au moyen d'un petit appareil portable, le débitmètre de pointe, peut chez certains patients constituer un moyen de responsabilisation et contribuer à un meilleur contrôle de l'asthme.

* anticorps : protéine du sang sécrétée par les lymphocytes B, dont le rôle est de défendre l'organisme contre une agression. Il est produit après un premier contact avec l'allergène, substance extérieure à l’organisme et qui provoque les réactions allergiques.

* antigènes : on appelle antigène toute substance étrangère à l'organisme capable de déclencher une réponse immunitaire visant à l'éliminer.

Bibliographie : 

Vademecum Clinique du diagnostic au traitement  V.Fattorusso-O.Ritter  15em édition

http://www.allergienet.com/fondpublic.php3?section=public&page=public

http://www.lung.ca/fr/asthme/asthmadef.html

http://www.frm.org/Scientifique/Sujetsfond/asthme/cadasthm.htm

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Dernière mise à jour : 07/11/05