Recherche  -  Connaître Lasanté - Agenda   


NEWSLETTER  pour être informé gratuitement

Maladie coronarienne

Définition de la maladie coronarienne

La maladie coronarienne, également connue sous le nom de cardiopathie ischémique, est la maladie cardiaque la plus courante. Sur 56 millions de décès estimés dans le monde en 2001, plus de 29% ont été attribués à une maladie cardiovasculaire, et 2% à une cardiopathie ischémique1. La maladie coronarienne est la manifestation la plus courante de la maladie cardiovasculaire et représente plus de la moitié des cas d’insuffisance cardiaque patente dans la population générale de moins de 75 ans2.

La maladie coronarienne est une maladie progressive, initiée par des lésions au niveau des parois des vaisseaux qui irriguent le cœur (les artères coronaires). Ces lésions déclenchent un processus complexe de remodelage et d’athérosclérose qui entraîne l'épaississement de la paroi artérielle et donc une diminution du flux sanguin vers le coeur.

Ce processus entraîne l’athérosclérose (accumulation de dépôts graisseux), c’est-à-dire le rétrécissement ou l'obstruction (le blocage) des artères coronaires qui amènent le sang porteur d’oxygène au muscle cardiaque. En conséquence, le muscle cardiaque ne peut fonctionner correctement et peut même s'arrêter complètement.

Quelques points clés concernant la maladie coronarienne :

Quelle est la fréquence de la maladie coronarienne en Belgique?

En Belgique, quand nous examinons de quoi la population masculine et féminine décède ou garde un handicap, nous constatons que les maladies coronariennes arrivent en troisième place chez les hommes et en quatrième place chez les femmes.

HOMMES

FEMMES

         Accidents de la route

         Cancer du sein

         Cancer du poumon

         Accidents de la route

         Maladie coronarienne

         Suicide

 

         Maladie coronarienne

Chez les hommes, les maladies coronariennes sont même la cause de mortalité la plus importante. Elles sont responsables de 12,7% du total des décès, en d’autres termes 134 décès par an pour 100.000 hommes.

Chez la moitié féminine de notre population les maladies coronariennes progressent également. En Flandre et à Bruxelles, elle est déjà la deuxième cause de mortalité, et en Wallonie la troisième. Par an, 103 femmes sur 100.000 décèdent d’une maladie coronarienne, ce qui correspond à 10,7% du total des décès.


Si nous jetons un coup d’oeil sur l’âge auquel ces maladies surviennent, nous constatons chez les hommes qu’il y a un pic dans la catégorie d’âge de 45 à 64 ans, alors que chez les femmes, la maladie survient plutôt vers 65 ans.

Quelles sont les personnes à risque de développer une maladie coronarienne ?

Bien que la maladie coronarienne fasse partie du processus naturel de la sénescence, certaines personnes sont plus à risque que d’autres.

Les facteurs de risque contrôlables comprennent :

Les facteurs de risque sur lesquels on n’a aucun contrôle comprennent :

Quelles sont les causes de la maladie coronarienne ?

La maladie coronarienne fait partie, dans une certaine mesure, de la sénescence. Sa progression peut être plus rapide chez certaines personnes. On pense que la maladie coronarienne est initiée par des lésions au niveau de la couche la plus interne de l’artère provoquées par les facteurs de risque mentionnés ci-dessus.

Les parois artérielles endommagées sont plus sujettes à l’athérosclérose, ce qui entraîne un durcissement des artères coronaires et une diminution de leur diamètre intérieur. Ce phénomène entraîne une diminution du flux sanguin, ce qui réduit l’apport d'oxygène au muscle cardiaque. Des caillots sanguins peuvent également se développer à la surface de la plaque, bloquant encore plus l’artère et arrêtant complètement  le flux sanguin.

L’athérosclérose peut avoir de nombreuses causes intriquées, par exemple taux élevés de cholestérol et de triglycérides dans le sang, tabagisme, obésité, pression artérielle élevée (hypertension) et régime riche en produits laitiers et graisses animales.

Quels sont les symptômes de la maladie coronarienne ?

La maladie coronarienne varie à la fois en termes de symptômes et de sévérité. Lorsque les artères coronaires sont bloquées, leur capacité à apporter au cœur qui bat le sang dont il a besoin diminue. Le cœur ne reçoit donc plus suffisamment d'oxygène, c'est l'ischémie.

L’ischémie peut entraîner :

Existe-t-il des tests pour dépister la maladie coronarienne ?

Pour de nombreux patients, le premier symptôme de la maladie coronarienne est la crise cardiaque ou la mort subite sans aucun avertissement préalable. Les patients que l’on pense être à risque (par exemple ceux qui ressentent des douleurs thoraciques) doivent être examinés régulièrement.

Des tests de dépistage de blocages au niveau des artères coronaires existent. Ils comprennent les électrocardiogrammes d’effort (tests d’effort), moins souvent le CT-scan, ou encore l’angiographie coronaire.

Quelle est la stratégie actuelle de prise en charge de la maladie coronarienne ?

La stratégie actuelle en matière de prise en charge de la maladie coronarienne doit viser à améliorer l’efficacité du cœur grâce à des médicaments, à une angioplastie coronaire et à la chirurgie, mais dans tous les cas, il faut également s’attaquer à la cause sous-jacente. Les patients doivent donc arrêter de fumer, faire contrôler régulièrement leur pression artérielle et leur taux de cholestérol, modifier leur alimentation, réduire leur poids et pratiquer régulièrement de l’exercice (sous la surveillance d’un médecin).

La prise en charge médicale actuelle de l’ischémie comprend :

La prévention secondaire de la maladie coronarienne peut comprendre un des médicaments suivants :

Un acte chirurgical ou une angioplastie peuvent également être réalisés pour améliorer l’irrigation du coeur.

Malgré les modifications du mode de vie des patients, le recours aux nouveaux médicaments et l'amélioration des techniques chirurgicales, la maladie coronarienne reste l’une des principales causes de décès dans le monde. De plus, la charge que représente cette maladie continuera à augmenter et les projections estiment que d’ici 2020, au moins 37% de la totalité des décès seront dus à une maladie cardiovasculaire3, ce qui explique, bien sûr, le besoin croissant de traitements préventifs efficaces.

La coronaropathie est la maladie cardiaque la plus courante et elle est responsable d'environ un tiers de l'ensemble des décès, soit environ 16 millions de décès chaque année dans le monde2”, selon le Professeur Kim Fox, Royal Brompton Hospital, Londres, Grand-Bretagne. “Il est de notre devoir d'améliorer l'espérance de vie et la qualité de vie. Aujourd'hui, les résultats de l'étude EUROPA ont confirmé les bénéfices en termes de vies sauvées du perindopril dans la coronaropathie chez les patients sous traitements préventifs sérieux. Le traitement préventif optimal de la coronaropathie devrait donc désormais aussi inclure le perindopril”, ont conclu les présidents de l’étude EUROPA.

Les résultats de l'étude EUROPA prouvent pour la toute première fois les bénéfices d'un IEC, le perindopril, en termes de vie sauvées dans cette population de patients. Dans un pays comptant une population de 60 millions d'habitants, ajouter du perindopril au traitement optimal standard pendant quatre ans permettrait d'éviter 100.000 crises cardiaques ou décès cardiovasculaires, selon le co-président de l’étude, le Professeur Kim Fox.

 Références

  1. The World Health Report 2002: Reducing risks, promoting healthy life. World Health Organization.
  2. Fox KF, Cowie MR, Wood DA et al. Coronary artery disease as the cause of incident heart failure in the population. Eur Heart J. 2001;22:228-236.
  3. Murray C, Lopez A. Global patterns of cause and death and burden of disease in 1990, with projections to 2020. In: Investing in Health Research and Development, Report of the Ad Hoc Committee on Health Research Relating to Future Intervention Options. Geneva, World Health Organization, 1996.

 

Parlez-en à votre médecin.

Contact

Dernière mise à jour : 07/11/05

Article mis en ligne le 18/11/2003