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La Maladie de Parkinson avec l'aimable collaboration de L'association Parkinson asbl
Qu’est-ce que la maladie de Parkinson?
Qui est atteint?
Quelles sont les manifestations de la maladie et comment la diagnostique-t-on?
Quelle en est la cause?
Comment traiter la maladie de Parkinson?
Quelles sont les perspectives de nouveaux traitements?
Comment vivre avec la maladie, qui contacter?
Qu’est-ce que la maladie de Parkinson?
Cette maladie, décrite pour la première fois en 1817 par un médecin anglais dont elle a gardé le nom, est une affection dégénérative du système nerveux central qui se caractérise par la mort prématurée de cellules nerveuses situées dans la substance noire, une petite région profonde du cerveau impliquée dans le contrôle des mouvements. Ce contrôle s’effectue via une substance chimique, la dopamine, qui est produite en quantités insuffisantes dans cette maladie. Quand environ 2/3 des cellules produisant la maladie sont mortes, les premiers signes cliniques apparaissent.
Qui est atteint ?
La maladie de Parkinson touche indifféremment les femmes et les hommes, et débute le plus souvent après 40 ans, mais parfois plus tôt. En général, les premiers signes apparaissent entre 50 et 70 ans. Environ 50.000 personnes sont atteintes de cette maladie en Belgique.
Quelles sont les manifestations de la maladie et comment la diagnostique-t-on ?
On pense souvent que les personnes atteintes de cette maladie tremblent. C’est à la fois vrai et faux. En effet, la moitié des patients ne présentent pas de tremblement et beaucoup de personnes qui tremblent ont une autre maladie. Le tremblement de la maladie de Parkinson se manifeste surtout au repos et affecte surtout les membres supérieurs, en particulier les mains. Il constitue souvent une gêne sociale mais cause assez rarement un handicap majeur. En revanche, d’autres signes sont beaucoup plus invalidants : lenteur des mouvements, rigidité, marche à petits pas, chutes, pertes d’équilibre, écriture petite ou même illisible, difficultés d’élocution, problèmes pour se relever d’un fauteuil, pour se retourner dans le lit, se raser… Parfois, la maladie débute par des troubles plus vagues comme douleurs articulaires, dépression, fatigue.
Actuellement, le diagnostic de la maladie de Parkinson repose sur l’examen clinique, la réponse au traitement et l’exclusion de causes externes comme certains médicaments. Un diagnostic de certitude n’est possible que par l’examen du cerveau au microscope (impossible en pratique évidemment !). Dans certains cas difficiles, les examens complémentaires peuvent être utiles (résonance magnétique, scanner à positons).
Quelle est la cause de la maladie de Parkinson ?
Dans la majorité des cas, la cause est inconnue. On ne sait pas pourquoi les cellules de la substance noire meurent prématurément. Toutefois, dans cette maladie, on observe l’accumulation de protéines anormales dans les cellules des régions atteintes, qui forment ce qu’on appelle les corps de Lewy. Il existe de rares formes familiales de maladie de Parkinson où des anomalies génétiques ont été mises en évidences, qui favorisent l’accumulation de protéines anormales dans les cellules malades et les font mourir. Ce sont les mêmes protéines que l’on retrouve dans les cellules malades des patients atteints de formes « sporadiques » de la maladie, mais sans que l’on ne retrouve chez eux de cause génétique.
Comment traiter la maladie de Parkinson ?
Comme on connaît la substance chimique manquante, la dopamine, on peut la remplacer par des médicaments qui se transforment en dopamine dans le cerveau (la L-dopa). Il faut prendre des médicaments plusieurs fois par jour pour obtenir un effet correct et malheureusement, les médicaments perdent souvent de leur effet après quelques années ou causent des effets secondaires (mouvements anormaux). Il faut alors donner d’autres médicaments qui renforcent l’effet de la dopamine, mais qui ont aussi des effets indésirables. On essaie aussi de retarder la mort des cellules restantes mais les résultats de ces traitements restent discutés. Quand les médicaments n’apportent plus les bénéfices escomptés, on peut implanter dans certaines régions du cerveau des électrodes reliées à un stimulateur (« pace-maker ») pour rétablir le fonctionnement des régions endommagées.
Quelles sont les perspectives de nouveaux traitements ?
Les espoirs sont nombreux. Si on comprend mieux la cause de la mort prématurée des cellules produisant la dopamine, on peut imaginer prévenir cette dernière. Des tentatives de greffes dans le cerveau de cellules produisant de la dopamine ont été tentées, avec jusqu’ici des résultats pratiques assez décevants, même si on a montré que ces cellules pouvaient survivre et se développer. De nouveaux espoirs sont fondés sur des greffes de cellules souches, capables de mieux reconstruire les connexions avec les cellules cérébrales environnantes. Enfin, les implantations de stimulateurs et les nouveaux médicaments offrent également des perspectives encourageantes.
Comment vivre avec sa maladie, qui contacter ?Actuellement, de nombreux patients atteints de maladie de Parkinson mènent une vie professionnelle, familiale et sociale tout à fait normale. Les médicaments y contribuent bien entendu, mais aussi les autres formes de traitement (kinésithérapie, soutien psychologique, adaptations à domicile et au travail, etc…). D’autres ont besoin d’une assistance plus régulière, que ce soit de la part de la famille, du médecin, d’autres soignants. Il importe de comprendre que les parkinsoniens ont besoin de plus de temps que d’autres pour effectuer une tâche donnée, et que la maladie masque souvent l’expression de leur humeur sur le visage. Même si un patient peut sembler au premier abord impassible, voire indifférent, il éprouve les mêmes sentiments que tout un chacun.
L’Association Parkinson A.S.B.L. peut aider les patients, les familles ou les soignants qui désirent partager leurs expériences ou leurs difficultés avec d’autres. Cette association regroupe des patients parkinsoniens, leurs familles et des membres du corps médical et paramédical qui portent un intérêt particulier à cette maladie. Elle a pour but de faire mieux connaître cette maladie, d’en améliorer la prise en charge, de défendre les intérêts des patients qui en sont atteints, de promouvoir la recherche et de répondre aux questions que se posent les patients et leur entourage. Association Parkinson A.S.B.L. rue Champs des Alouettes, 70A, B-4557, Fraiture en Condroz, tél. 085/51.91.09.
Professeur A. Maertens de Noordhout, Neurologue au CHR de la Citadelle à Liège.
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Dernière mise à jour : 07/11/05