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LA SCHIZOPHRÉNIE
Avec l'aimable collaboration de SIMILES
Le mot « schizophrénie » dérive du grec et signifie « esprit divisé » mais c’est un malentendu de croire que ces patients ont une « personnalité divisée et multiple ». Ils sont au contraire confrontés à l’estompement progressif ou brutal de la frontière entre le fantasme et la réalité.
Presque un Belge sur cent souffre de ce dérèglement psychique. Une estimation démontre que la Belgique compte au moins 25.000 patients schizophrènes, dont autant d’hommes que de femmes.Mais que se passe-t-il dans la tête d’un schizophrène ?
Quelles sont les causes de la schizophrénie ?
Comment se déclare la maladie ?
Mais que se passe-t-il dans la tête d’un schizophrène ?La schizophrénie entraîne un décrochage avec la réalité. Les pensées des schizophrènes deviennent déformées et étranges. Dans les cas graves, ils peuvent avoir des hallucinations c'est-à-dire qu'ils entendent des voix. Ces voix commentent leurs idées et influencent leurs agissements. Ils peuvent parfois avoir des visions. Ils expliquent cela comme étant l’effet de forces extérieures : envoûtement et /ou possession par le diable, un extraterrestre, des divinités, des forces occultes, certaines personnes etc…. Le patient schizophrène se sent souvent persécuté. Ces hallucinations peuvent parfois le conduire à devenir violent, tellement il est angoissé.
Les symptômes appelés « symptômes positifs » sont des symptômes comme hallucinations, délires, pensées confuses, conduites bizarres et agitations qui proviennent du fonctionnement psychique dérangé du patient.
Les symptômes appelés « symptômes négatifs » : Les patients évitent souvent tout contact personnel et ne semblent pas ressentir d’émotions normales. Leurs états d’âmes peuvent passer sans raison apparente de l’apathie à une grande excitation. Leur langage s’appauvrit. Nombreux sont ceux qui dorment une grande partie de la journée, sont inactifs et négligent leur apparence.
Les symptômes cognitifs : les perceptions sont là mais ne sont plus interprétées et utilisées normalement parce que le travail de mémoire, de décision, de tri, ne se fait plus. Le patient voit qu’il pleut mais ne se sert pas de cette information pour prendre un parapluie
Les symptômes affectifs : anxiété et dépression qui s’expliquent par le caractère pénible des symptômes positifs, et une certaine apathie.
Ceci conduit à la diminution, voir à la disparition, de leur manière habituelle de fonctionner. Les dépressions, sentiments de culpabilité et angoisses sont fréquents. Le souffrance est parfois tellement intense que le patient se suicide. Au cours des 10 premières années de la maladie, 10% des patients schizophrènes mettent fin à leur jours.
Quelles sont les causes de la schizophrénie ?On peut trouver une explication biologique dans l’activité perturbée des neurotransmetteurs : dopamine et sérotonine. Les neurotransmetteurs sont des substances fabriquées par les cellules nerveuses pour assurer la transmission des signaux nerveux entre les cellules.
Cette perturbation provoque chez les patients schizophrènes des psychoses et des hallucinations. Dans les deux cas, on tentera de vaincre ces symptômes psychotiques par l’administration de régulateurs de la dopamine et de la sérotonine.
Les chercheurs pensent de plus en plus que le cerveau des schizophrènes présente des différences structurelles. C’est la manière dont certains centres du cerveau s’activent et/ou collaborent ensemble qui amènerait un dysfonctionnement.
Il semble bien qu’il existe une composante génétique : si un membre de la famille souffre de schizophrénie, le risque de voir un autre membre de la famille contracter la maladie est 10 fois plus élevé que dans une famille sans malade..
La schizophrénie est présente dans toutes les couches de la population et chez les personnes de tout niveau intellectuel.
Comment se déclare la maladie ?La maladie se déclare généralement entre 18 et 30 ans.
Les premiers symptômes de la psychose se produisent à la suite d’événements stressants. Ils sont généralement présents un an avant que le patient ne consulte un médecin. Ensuite, il faut encore en moyenne une année durant laquelle il y aura plusieurs consultations chez le médecin généraliste ou chez le psychiatre, avant qu’une première hospitalisation n’ait lieu.
Quel traitement pour la schizophrénie ?
Certains neuroleptiques font disparaître les délires, les hallucinations, l’anxiété, l’excitation et l’agressivité mais provoquent souvent des effets secondaires.
Les nouveaux antipsychotiques agissent favorablement, non seulement sur les symptômes positifs, mais ils influencent aussi les symptômes négatifs. Les patients sont moins démunis face à leurs sentiments et leurs pensées sont moins confuses. Ces médicaments donnent également moins d’effets secondaires.Une enquête à démontré que la première année qui suit une psychose est primordiale. Si on supprime les médicaments, 80 % des patients rechutent.
Une intervention rapide limite sensiblement le risque. Pour cela, une hospitalisation de 2 mois minimum est indispensable.
Le prise de conscience de la maladie joue un rôle important.
Il semble bien que l’implication de la famille dans le traitement du patient pendant l’hospitalisation et par après a une influence favorable sur l’évolution de la maladie.SIMILES
SIMILES est une association d’aide aux malades mentaux ainsi qu’à leur familles et amis, sans distinction philosophique, politique et ethnique. Elle est menée par une direction et des collaborateurs bénévoles.
S’appeler SIMILES, c’est à dire « semblables », c’est rétablir les liens entre les bien-portants et les malades.
Son objectif est la protection et l’aide à apporter aux malades, à leurs familles et amis.
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Parlez-en à votre médecin.Dernière mise à jour : 07/11/05