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Psychologie |
L’analyse transactionnelle
Cette technique basée sur une théorie de la personnalité s’inspirant à la fois du beharviorisme (comportement) et de la psychanalyse, fut développée par le psychiatre et psychanalyste américain Eric Berne (1910-1970). A partir des années 80, l’International Transactional Analysis acquis une solide notoriété surtout aux Etats-Unis.
Se différençiant de la théorie freudienne qui voit dans le psychisme trois instances : le moi, le ça et le surmoi, elle part du postulat que la personnalité se constitue de trois états du moi eux-mêmes complexes et qui agissent tour à tour ou simultanément au niveau du conscient. Ces états développés par l’individu selon sa perception émotionnelle des situations rencontrées au cours de la vie sont des comportements observables donc transformables. Grace à la thérapie se pratiquant surtout en groupes il pourra les identifier et remédier aux déformations décelées lors des transactions ou échanges avec les autres participants.
Les trois instances du Moi :
Le moi « enfant » apparaît le premier : il exprime les émotions, sensations, désirs et besoins développés depuis l’enfance. L’enfant agit avant tout pour obtenir l’affection de ses parents qui selon lui dépend de leur aprobation. Avant l’âge de six ans, l’enfant adopte une « décision de survie », il met un pratique un « plan » déterminé par les messages « permissifs » ou « inhibiteurs » de ses parents.
Il se comportera selon ce plan pour s’adapter ensuite au monde extérieur. Le but de la thérapie est de faire prendre conscience à l’adulte de ces scénarios primitifs souvent inadéquats et de les réadapter en vue de résultats plus gratifiants.
Le moi « parent » : se manifeste quand l’individu reproduit les comportements de ses parents ou autres figures sociales. Selon les cas il prend la forme du parent persécuteur (celui qui punit et reproche), du parent sauveur (celui qui surprotège), du parent normatif (qui limite et impose des normes), et du parent permissif (celui qui autorise).
Le moi « adulte » : quand l’individu prend des décisions réalistes après avoir évalué les situations. Ses comportements résultent de la négociation intérieure entre ses désirs infantiles et ceux des valeurs apprises.
Les tansactions
Lors des tansactions parallèles ou complémentaires, l’état du moi d’un individu correspond à celui d’un autre . Le dialogue entre deux personnes se déroule sur un plan d’égalité (parent/parent, enfant/enfant, adulte/adulte).
Dans les transactions croisées, les états du moi manifestés entre deux ou plusieurs personnes diffèrent. Si l’une parle avec son « moi parent » et que l’autre répond avec son « moi enfant », la communication s’interrompt.
Les transactions cachées comprennent deux messages : un message social dit explicite et un message psychologique dit implicite.
Quand une personne adresse à une autre deux messages à la fois (social et psychologique) dans une même formulation, celui qui écoute ne répond généralement qu’à un seul des stimuli.
Exemple :
Personne 1 : « comment allez-vous ? »
Personne 2 : (prenant l’air abattu) : « bien, merci », alors qu’elle voulait exprimer le contraire.
Personne 1 : « tant mieux », c’est au moi social qu’elle a répondu le message implicite (psychologique) restant ignoré.
Cette technique convient aux individus qui acceptent de travailler en groupes et d’apprendre comment ils sont perçus, ce qui n’est pas toujours évident. Il y a risque de voir le moi (celui de Freud) développer des mécanismes de défense qui entraveraient la modification de certains comportements.
De nos jours, elle s’adresse surtout aux entreprises dans le but de rendre plus efficace la communication entre ceux qui en font partie (dirigeants, cadres et employés), elle s’apparente au Coaching et à la PNL qui feront l’objet de prochains articles.
Dernière mise à jour : 07/11/05